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Mozhi
Le langage

Note :   (8.5/10)

Publié lundi 17 août 2009, par Jawadsoprano, Kendra
Dernière modification lundi 10 février 2014
Article lu 1366 fois
2 commentaires

Karthik et Vijay sont deux inséparables amis. Ils ont grandi ensemble, ils travaillent ensemble comme musiciens dans l’industrie du film et décident même d’emménager ensemble. Ils ont cependant des idées bien différentes sur l’amour, Karthik est persuadé qu’il tombera amoureux sur un coup de foudre, comme au cinéma, à grands renforts de cloches, musique et autres effets spéciaux. C’est d’ailleurs ce qui lui arrive lorsqu’il croise un jour la route d’une jeune fille au caractère bien trempé, qui n’hésite pas à corriger violemment un ivrogne battant sa femme. Après des semaines de recherches, il se rend compte qu’elle habite la même résidence que lui, et découvre qu’Archana est sourde et muette.

Un thème inhabituel ? Pour le moins ! Au moins dans un film commercial. Pourtant le film fut l’un des succès-surprise du box-office tamoul en 2007. Plusieurs raisons expliquent cette réussite.

Tout d’abord, la distribution est parfaite, aucun faux-pas, aucune erreur de casting. Ce n’était pas évident, mais le couple Prithviraj/Jyothika fonctionne à merveille. Le jeune acteur prouve véritablement de film en film qu’il est bon dans tous les registres, qu’il sait s’adapter et qu’il faut désormais compter avec lui parmi les acteurs à suivre absolument. Mozhi est à ce jour le dernier film de Jyothika avant qu’elle n’épouse son acteur de mari, Surya. C’est un peu son chant du cygne, elle a rarement été meilleure que dans ce rôle qui lui permet de montrer l’étendue de sa palette d’émotions, puisque sans ouvrir la bouche, elle est tout à fait émouvante et juste dans ce rôle. Prakash Raj, également producteur sur ce film, incarne le parfait second rôle, inoubliable (comment effacer de sa mémoire sa danse sur Hava Nagila !) sans être étouffant, il laisse totalement le « héros » de l’histoire s’exprimer, vient souligner ce qui faut l’être sans alourdir le propos. Mozhi est avant tout une très belle histoire sur les relations humaines, sur l’amitié, entre deux hommes, entre deux femmes, entre hommes et femmes. Le film traite également du handicap, et veut prouver que l’amitié, comme l’amour, peut venir à bout de toutes les barrières. Au-delà du handicap physique, le réalisateur s’autorise même à évoquer le "handicap" social, celui d’être une jeune veuve, ou un vieillard sénile. Le plus intéressant dans ce film, c’est que ce ne sont pas « les autres » qui sont montrés comme rejetant la personne handicapée, mais bien dans le cas d’Archana par exemple, elle-même qui s’est construit une carapace si épaisse que rien ne vient la toucher, et qu’elle s’interdit d’être touchée par quoi que ce soit qui vienne de l’extérieur. Ce cheminement interne tout à fait intéressant est très bien mis en images.

La grande force de Mozhi est de distiller, malgré un fond mélancolique constant et nécessaire, une joie de vivre salvatrice et des moments d’humour jubilatoires. Le duo Prithviraj/Prakash est alors excellent, tout à fait rodé au timing nécessaire, souligné par un Brahmanandam des plus en forme, gesticulant sans cesse. Sans les rendre totalement stupides, cela permet au spectateur de se sentir encore plus proche de ses personnages vrais.

Mozhi dresse également un portrait réaliste de la femme, la spécialité du réalisateur Radha Mohan. Elle est intelligente, éduquée, indépendante, travaille et ne court pas après un mari à tout prix. Il est vrai que le cinéma tamoul montrait depuis longtemps des femmes normales, qui ont des occupations normales (dans le nord, on peut définir des tendances selon les décennies, la femme est soit executive woman de choc, sans cœur, soit mannequin, soit styliste… ça vous rappelle des personnages ?). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le film suivant de Radha Mohan, Abhiyum Naanum, voyait son personnage principal interprété par Trisha, une actrice habituée aux rôles de potiche dans les films d’action.

Parmi les atouts de Mozhi, on peut signaler également une jolie musique de Vidyasagar, indispensable pour le sujet du film. Des mélodies douces et travaillées se complètent avec des rythmes mélangeant traditionnel et moderne, comme la très belle Katrin Mozhi.

Mozhi a décidément tout pour plaire. Avec un scénario original et bien travaillé, sans retournements incroyables et autres révélations fracassantes, le réalisateur parvient à intriguer le spectateur et à l’embarquer dans ce moment de vie d’une paisible résidence dans laquelle on irait bien louer un appartement.

Une réussite que l’on ne peut que vous conseiller…

Note de Kendra : 9/10
Note de Jawadsoprano : 8/10

Fiche Technique :

Réalisation : Radha Mohan
Production : Duet Movies (Prakash Raj)
Scénario : Radha Mohan
Acteurs : Prithviraj, Jyothika, Prakash Raj, Swarnamalya, Brahmanandam, Bhaskar, Neelima
Musique : Vidyasagar
Directeur de la photographie : K.V.Gugan
Montage : V.T. Vijayan
Année : 2007
Langue : Tamoul
Durée : 135 mn
Support : DVD Moser Baer, sous-titres anglais



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