Parichay

Traduction : Présentation

Année1972
LangueHindi
GenreClassique
RéalisateurGulzar
Dir. PhotoK. Vaikunth
ScénaristesGulzar, D.N. Mukherjee
ActeursJaya Bachchan, Jeetendra, Pran, Sanjeev Kumar, Veena, Asrani, Vinod Khanna
Dir. MusicalR. D. Burman
ParolierGulzar
ChanteursLata Mangeshkar, Bhupinder Singh, Kishore Kumar, Asha Bhosle
ProducteurV. K. Sobti
Durée138 mn

Bande originale

Beeti Na Bitai Raina
Mitwa Bole Meethe
Musafir Hoon Yaaro
Sa Re Ke Sa Re

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Marine - le 20 mars 2012

Note : (9/10)

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Parichay est basé sur le roman bengali Rangeen Uttarain de Raj Kumar Mitra. Il est fortement inspiré par La Mélodie du bonheur mais il a bien sûr ses particularités qui font de lui un film indien.

Rama (Jaya Badhuri) a trois petits frères et une petite sœur. Leurs parents sont décédés dans la pauvreté et désormais ils vivent confortablement chez leur grand-père paternel qui était en froid avec son fils Nilesh (Sanjeev Kumar). Rai Saheb (Pran) veut que ses petits-enfants soient éduqués et leur procure donc un précepteur. Ou plutôt des précepteurs, car les enfants, en révolte contre leur grand-père, les font fuir un à un. Jusqu’au jour où Ravi (Jeetendra) devient à son tour leur enseignant.

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Encore un qui va partir en courant !

Dans ce film, la famille est au cœur de l’histoire. Gulzar explore les liens de parenté sous divers angles. Il y a la paternité, tout d’abord, avec la relation conflictuelle entre Nilesh et son père. D’un fort caractère tout deux, ils n’arrivent pas à se comprendre. Cette filiation s’oppose à celle qui unit Nilesh à sa fille Rama. En effet, à travers un flashback, on les voit très complices tous les deux. Par contre, la maternité n’est pas abordée directement, mais plutôt par son absence. Deux figures s’affrontent alors. La première, la sœur de Rai Saheb manque profondément d’affection pour les enfants et ne connaît que le système de la punition. Elle apparaît déjà comme faisant partie d’un autre temps, révolu, et surtout inadaptée. La seconde est Rama qui a pris avec amour la place de sa mère pour élever ses frères et sœurs. Seulement son rôle de mère est prématuré et, trop entière dans son caractère et ses principes, elle oublie parfois ce qui est le meilleur pour les enfants. Reste Rai Saheb qui veut aussi le meilleur pour les enfants mais le gouffre qui existe entre eux (conflit des générations, une incapacité à montrer son affection) crée du conflit dans la cellule familiale. C’est donc Ravi qui vient y remettre de l’ordre, bien que sa propre cellule familiale soit peu présente (tout juste a-t-il un oncle et une tante).

On n’échappe pas à quelques leçons de morale mais rien de surfait, juste du bon sens. Par exemple, l’éducation ne se fait pas que dans les livres. Les chansons et les histoires que l’on raconte aux enfants font aussi partie de leur apprentissage de la culture et de la vie en général. L’union de la fratrie est également importante mais ne doit pas agir à tort et à travers au détriment de ses éléments les plus faibles.

Parichay est un film vraiment humain. En effet, on y voit tant les défauts dont l’être humain peut être affublé (manque de communication, trop grande fierté, aveuglement, etc.) que l’amour dont il est capable envers les siens. Le tout est traité avec beaucoup de délicatesse. Le récit est parfaitement maîtrisé du début à la fin. Il n’y a pas de temps morts, pas d’invraisemblance. Les flashbacks sont très bien intégrés et contribuent à donner du sens au film. Celui-ci est à la fois drôle (les coups fourrés de la part des enfants sont assez sympatiques) et émouvant.

Ces qualités s’appuient , à mon sens, sur un très bon casting. Jeetendra est convaincant sans en faire des tonnes, tout comme Pran (qui n’est pas cantonné ici à un rôle de "méchant"). Jaya est adorable avec ses tics. Elle est naturelle et touchante. Du côté des enfants, ce sont les deux plus jeunes qui sont les plus marquants. Ils ont des yeux comme des billes et des bouilles bien rondes, un régal.

La musique a également une belle place dans ce film. Déjà parce qu’il s’agissait de la passion de Nilesh et donc d’une source de discorde entre lui et son père, Rai Saheb. Ensuite, les mélodies sont douces et jolies. D’ailleurs, la chanteuse Lata Mangeshkar a remporté un National Film Award pour sa prestation dans Parichay, mais j’ai une petite préférence pour Sare Ke Sare chantée par Kishore Kumar et Asha Bhosle.

En résumé, je ne peux que chaleureusement conseiller ce film qui est un petit bijou. Il a tout naturellement trouvé sa place sur mon étagère, à côté d’Aag Gale Lag Jaa, un autre film familial sorti l’année suivante et que j’adore. Ici aussi, on ressort heureux du voyage.

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