Chandni Chowk To China


Année2009
LangueHindi
GenreComédie
RéalisateurNikhil Advani
Dir. PhotoHimman Dhamija
ScénaristesRajat Arora, Shridhar Raghavan
ActeursRoger Yuan, Akshay Kumar, Deepika Padukone, Ranvir Shorey, Mithun Chakraborty, Gordon Liu
Dir. MusicalShankar-Ehsaan-Loy , Kailash-Paresh-Naresh, Bappi Lahiri, Bohemia
ParoliersRajat Arora, Kailash Kher, Bohemia, Shailendra
ChanteursKailash Kher, Neeraj Shridhar, Anushka Manchanda, Shankar Mahadevan, Bappi Lahiri, Ravi Tripathi, Shreya Ghoshal, Bohemia, Akshay Kumar, Dj Amyth
ChorégraphePony Verma
ProducteursRamesh Sippy, Rohan Sippy, Mukesh Talreja
Durée150 mn

Bande originale

S.I.D.H.U
Chandni Chowk To China
India Se Aaya Tera Dost (Aap Ki Khatir)
Tera Naina
Chak Lein De
Chandni Chowk To China (CC2C)
Chandni Chowk To China (Remix)
Chak Lein De (Remix)

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La critique de Fantastikindia

Par Maya - le 17 février 2009

Note :
(4/10)

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Il était une fois Sidhu, un gentil garçon qui coupait des légumes dans l’échoppe de son père adoptif dans le quartier populaire de Chandni Chowk à Delhi. Un jour, deux gentils messieurs vinrent de Chine pour lui demander de l’aide : leur village était prisonnier d’un très méchant homme et Sidhu étant la réincarnation du célèbre guerrier Lu Sheng, il devait venir les libérer. Alors Sidhu partit, accompagné de son guru Chopstick qui comprenait le chinois, il en avait de la chance Sidhu. En chemin Sidhu rencontra Sakhi, une drôle de fille, très jolie mais quand même, un peu mystérieuse. Et voilà qu’à l’aéroport en Chine, il revoit Sakhi, mais avec une autre coiffure et qui se promène avec des tas de diamants cachés sous sa robe. Ça alors ! En voilà une histoire. Sidhu ne savait pas encore que cela l’amènerait à avoir des tas d’ennuis, à se ramasser un maximum de gnons et à devenir champion de kung-fu. Sidhu allait devenir un grand garçon, et même, un héros…

Si vous étiez fans de Oui-Oui dans votre enfance, vous avez peut-être une chance d’apprécier Chandni Chowk to China.

L’innocence, la naïveté peuvent être de bons ingrédients. Le problème, c’est que le réalisateur et le scénariste sont loin de partager cette innocence, ils sont plutôt dans la surexploitation de recettes déjà trop remâchées : prenez un oui-oui de base, lancez-le au secours de pauvres villageois façon Indiana Jones et le Temple Maudit, croisez son chemin avec une James Bond girl et le maître de Karaté Kid (ou de Kung fu Panda) à la retraite, saupoudrez de bastons sauce HK avec un zeste de Matrix, et… beuh, vous frôlez l’indigestion et allez vous coucher de mauvaise humeur.

Mais comment Nikhil Advani, le réalisateur éclairé et subtil de Kal Ho Naa Ho, peut-il être celui de Chandni Chowk To China ?! On est dans le premier degré jusqu’au cou, les acteurs sont mal dirigés, Akshay Kumar en fait des tonnes, les situations sont tellement grand-guignolesques qu’on ne peut pas y croire une seconde, les effets de mise en scène sont poussifs et répétitifs, la muraille de Chine est surexploitée… Qu’y a-t-il à sauver ? Allez, la dernière demi-heure, à partir de l’entraînement kung-fu de Sidhu, qui en a fini avec son personnage de grand dadais et renoue avec le monde adulte, ouf. Les scènes sont agréables, bien montées, on se prend même à s’intéresser à l’enseignement de cet art martial (faute de mieux ?). La fin du film joue avec de grosses ficelles, mais bon, c’est assez efficace.

Le seul acteur qui tire vraiment son épingle du jeu est le maître de kung-fu, Roger Yuan, le seul qui ait un personnage de composition, auquel on puisse s’attacher, même si là aussi ça manque de subtilité. Quant à Deepika Padukone, elle est ravissante dans ses jolies tenues chinoises et sexy. Mais elle doit avoir en tout et pour tout 15 lignes de texte, pour un double rôle ça ne fait vraiment pas beaucoup. Son personnage aurait pu avoir une importance bien plus grande, à la Mata Hari, c’est assez scandaleux de l’avoir ainsi cantonnée dans son rôle de potiche alibi.

Ranvir Shorey se débrouille plutôt bien dans son rôle de guru retors, mais son personnage n’est pas vraiment écrit, il change de personnalité pour servir l’histoire, comme c’est pratique. Nikhil Advani et son scénariste prendraient-ils les spectateurs pour des idiots ?

La musique de Shankar-Ehsaan-Loy et Kailash Kher ne m’a pas laissé de grand souvenir : voir l’article de Jordan White.

Certaines mauvaises langues avaient dit que Karan Johar, producteur de Kal Ho Naa Ho, était très présent sur le plateau du premier film de Nikhil Advani. Aujourd’hui, après un Salaam-e-Ishq inégal, et ce Chandni Chowk to China très décevant, on aurait tendance à les croire.

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