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Chandramukhi

Note :  (6/10)

Publié mercredi 15 juin 2005, par Ganesh
Dernière modification dimanche 9 février 2014
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Le docteur Saravanan, un psychiatre, retourne en Inde voir son ami Sendhil (Prabhu) et sa femme Ganga (Jyothika). Ceux-ci emménagent avec toute la famille, quelques jours plus tard, dans un palais réputé pour être hanté par le fantôme d’une danseuse, Chandramukhi, morte il y a 150 ans. Peu après leur venue, d’étranges phénomènes se produisent. Saravanan décide de mener l’enquête et d’éclaircir ce mystère : est-ce un coup monté ? Qui est le responsable ? Durga (Nayatanra), la fille du gardien ? Ou bien la machiavélique tante de Sendhil, mécontente du mariage de son neveu ? A moins que le fantôme vienne jouer le trouble-fête…

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Rajini rentre à la maison

Lunettes noires, moumoute grisonnante, tenue vestimentaire rigolote, l’index dressé qui impose le respect, mouvements de torchons impressionnants, des hommes qui traversent les airs, les vitres et les voitures, la cigarette remplacée par le chewing-gum (l’OMS est passé par là), impossible de s’y tromper, le défenseur des femmes, des enfants et des opprimés, de l’Inde d’en bas, le Roi de la Tchache, la Superstar du cinéma tamoul, Rajini Kanth, est de retour après trois ans d’absence et son calamiteux Baba (son seul et unique échec commercial).

Et quel retour ! Avec Chandramukhi, l’acteur se réconcilie avec son public et ses producteurs, le film pulvérisant tous les records au box-office (plus gros succès de tous les temps au sud de l’Inde) et, surtout, ouvrant une nouvelle voie pour la cinématographie tamoule. En effet, jamais un film tamoul n’a aussi bien marché à l’étranger, ramassant des recettes équivalentes aux films de Shah Rukh Khan et autres superproductions bollywoodiennes, confirmant l’embellie des non tamouls (américains, japonais notamment) pour Rajini Kanth, depuis son cultissime Muthu et les films tamouls en général.

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Rajini maître ès « arts martiaux »

Recette du succès : prendre le scénario d’un film d’horreur-suspense nominé aux National Awards (en l’occurrence du film malayali Manichitrathaazhu de Fizal avec Mohanlal et Shobana), le transformer en une comédie jouée par un acteur de génie à l’aura et au charisme au-delà du réel, y rajouter des seconds rôles de premier ordre, beaucoup d’humour, une excellente bande originale, un zest de combat matrixien, une pincée de suspense, un chouïa de romance, et vous obtenez une comédie familiale divertissante.

Après un début de générique « James Bondien », on assiste alors à une séquence d’ouverture d’anthologie (comprendre que j’étais mort de rire) qui a dû ravir les millions de fans : imaginez Rajini, sourire aquafresh et chewing-gum dans la bouche, qui se débarrasse d’une vingtaine de vilains à l’aide de coups de pieds et de « paume bouddhiste » ravageurs et tout ça, avec des effets made in Matrix. Tout simplement HI-LA-RANT !

On peut penser alors que Chandramukhi est bien parti pour être dans la lignée des précédents films de la Superstar (Muthu, Padayappa), humour, action et défense de l’opprimé à coup de savates, mais on comprend assez tôt, vu le ton humoristique des bastons, qu’on aura affaire à une comédie dont le seul but est de redorer le blason de Rajini Kanth.

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Rajini donne aussi des cours de lévitation

La première partie, entièrement consacrée au one man show de l’acteur, enchaîne, pour notre plus grand plaisir, les gags et les quiproquos entre les différents personnages, dont certains sont savoureux et vous feront décrocher la mâchoire.

On y retrouve quatre des six chansons du film. Les deux premières « Devuda Devuda » (n° 1 des charts) et « Kokku Para Para » sont un vrai régal pour les yeux et les oreilles. Je n’ai pas pu m’empêcher d’esquisser des pas de danse, à la vue de ce festival de couleurs, tant la joie de vivre des protagonistes est extrêmement communicative.

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Fallait pas l’énerver !

Après une première heure, qui a mis à rude épreuve mes abdominaux, l’enquête en elle-même peut débuter.

Malheureusement, cette deuxième partie est beaucoup moins enlevée que la première, parce que, d’une part, le dénouement est prévisible, d’autre part, cette partie accumule de nombreuses scènes inutiles et un passage à but lacrymal raté (ficelle scénaristique pour allonger la durée du film ?), de sorte qu’on commence à trouver le temps long.

Néanmoins, elle comporte quelques bons moments et pour une scène, on retrouvera un Rajini qu’on n’avait plus vu depuis le début des années 80 (chut ! je n’en dirai pas plus).

Malgré une très bonne première partie et un scénario assez cohérent, on ne retrouve pas tout le charme des vieux films de Rajini Kanth. En dépit de leur côté bordélique et leur peu de souci d’une quelconque cohérence scénaristique, les Bacha et autres Arunachalam avaient ce petit plus, qui manque à Chandramukhi, et qui nous laissaient un sourire ébahi à la fin du visionnage.

Je regrette aussi que le côté romance ait été sacrifié (réduit à un détail dans le film), d’autant que la nouvelle venue, Nayantara, s’en sort plutôt bien et surtout… elle est fort jolie !

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C’est la fiesta

L’un des atouts principaux des films de Rajini est qu’ils comportent toujours de sublimes chansons, faciles à fredonner et des chorégraphies entraînantes et colorées avec de nombreux figurants.

Chandramukhi ne déroge pas à la règle. Vidhyasagar remplace A.R. Rahman et nous fournit une petite merveille, mélangeant allègrement tous les styles de sons pour le plus grand bonheur de chacun. Et que dire des passages chantés et dansés, magnifiquement chorégraphiés par Dalapathi Dinesh et filmés, ils font partie des meilleurs moments du film.

La cerise sur le gâteau : la présence de deux légendes, S.P. Balasubramaniam et Asha Bhosle au chant. Quant à la photographie, Sekhar Joseph réalise un très bon boulot en parvenant à extraire la beauté naturelle des paysages tamouls (« Devuda devuda » et « Kokku Parai Parai ») et turcs (« Konjum Neram »).

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quiproquos

Côté performances, Rajini Kanth est égal à lui-même, il nous montre tout son étalage de génie comique avec son style si particulier. Un régal ! One man show oblige, le reste du casting a de petits rôles, et les acteurs font leur job correctement. On peut sortir du lot Vadivelu, irrésistible dans le rôle du mari jaloux et froussard.

En résumé, une comédie fort sympathique dont l’intrigue légèrement fantastique n’est qu’un prétexte pour mettre en valeur les pitreries, les blagues et autres exploits héroïques de son acteur principal. Ses fans seront aux anges, les autres passeront un bon moment. A voir pour ses passages chantés et dansés.

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Rajini au milieu de ces Rajinettes

FICHE TECHNIQUE
Réalisateur : P Vasu
Pays : Inde (tamoul)
Année : 2005
Interprètes : Rajini Kanth, Prabhu, Jyothika, Nasser, Vadivelu, Nayantara, Sonu Sood
Scénariste : V P Vasu
Dialoguiste : V P Vasu
Directeur de la Photographie : Sekhar Joseph
Compositeur : Vidhyasagar
Parolier : B P Subrahmanian
Chorégraphe : Dhalapathi Dinesh
Producteur : Sivaji Production
Durée : 165 min
Support : DVD Ayngaran, Widescreen, NTSC toutes zones, sous-titres anglais



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